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Je voudrais savoir comment peut-on espérer mettre d’accord treize personnes avec des opinions et des parcours a priori si différents ?
Réponse d’Edouard Balladur, Président du comité.
J’ai vu que le président de la République avait demandé à un comité de réfléchir sur des problèmes constitutionnels avec des gens de droite et de gauche. Je comprends assez bien cette idée d’ouverture, mais je voudrais savoir comment peut-on espérer mettre d’accord treize personnes avec des opinions et des parcours a priori si différents ?
Réponse d’Edouard Balladur, président du comité :
C’est tout l’intérêt de l’exercice auquel nous nous livrons. La composition de ce comité est effectivement très diverse, mais pas uniquement parce que l’on y trouve des hommes et de femmes de droite et d’autres de gauche, mais aussi parce que les uns sont professeurs de Droit, les autres parlementaires, d’autres ont gouverné le pays ou ont exercé des fonctions importantes.
Nous avons un très grand besoin, et c’est en ceci que l’intuition de Nicolas Sarkozy est juste, d’associer la plus grande partie des Français à cette réflexion sur l’avenir de nos institutions.
Alors, comment espérer les mettre d’accord ? Je pourrais répondre qu’il m’est déjà arrivé de faire des choses difficiles dans mon existence, mais, après que nous ayons tenu cinq ou six séances, je sens chez tous une très grande bonne volonté, un très grand désir d’aboutir et surtout, chez tous, le besoin et le désir de faire des choses nouvelles et importantes.
Nos institutions, et je suis en plein accord sur ce sujet avec Nicolas Sarkozy depuis fort longtemps, ont besoin d’être rénovées et modifiées. Tous les membres du comité en sont bien d’accord, il faut faire une part beaucoup plus grande aux droits du Parlement et de façon générale aux droits des citoyens. Nous sommes tous sur la même longueur d’ondes sur ce sujet et la politique en tant que politique n’intervient pas.
Une bonne atmosphère s’est créée au fur et à mesure que nous avons travaillé et je suis assez confiant dans le résultat. Nous verrons bien si les propositions que nous ferons au gouvernement et au président de la République seront retenues par eux. J’ai de bonnes raisons de penser qu’elles le seront largement.
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